POÈTE TICS

(DES POÈMES, DANS UN STYLE DE BOHÈME)

 

ELLE !

Mets dans ma vie du sel

Remédie à ma vie carentielle

Guéris ma vie démentielle

Corrige ma vie délictuelle

Enlève de ma vie le fiel

Deviens mon miel

Sois ma tourelle

Sois ma sentinelle

Sois ma crécelle

Deviens mon ciel

Écoute mon appel

Ta main est truelle

Bâtis une tour virtuelle

Une prison individuelle

Où je serai ton recel

Provoque-moi en duel

Pour une lutte consensuelle

Fais-moi une plaie cicatricielle

Pose une fleur sur ma tombelle

Pour ça je suis heureux mortel

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ELLE !

(bis)

Écoute Samuel

Toi qui est intellectuel

Toi qui veux le sensationnel

Toi qui est inconditionnel

Toi qui est passionnel

Évite Christelle

À la beauté superficielle

À la souplesse de vermicelle

À la peau de coccinelle

À la fidélité plurielle

Regarde Michel

Ton émoi est universel

Ton trouble est factuel

Ton attrait est instinctuel

Ton élan est pulsionnel

Accepte Isabelle

De lui donner l’étincelle

De ta chère prunelle

De lui offrir une parcelle

De ta félicité éternelle

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ELLE

(ter)

Croisée dans une ruelle

Dans une robe flanelle

Son parfum à la citronnelle

M’a causé une séquelle

Comment elle s’appelle ?

L’approche traditionnelle

Par étape graduelle

À cela je m’y attelle

Mais elle me tend pas l’échelle

As-tu un cœur mam’zelle ?

Ma paie mensuelle

Dans son écuelle

En preuve décisionnelle

De soumission perpétuelle

Oui, je suis polichinelle !

Pour eux je suis ta poubelle

Mon attitude est pestilentielle

Mais ma vie est nouvelle

Et ma perdition est vénielle

Pour peu que tu sois ma jumelle!

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L'ANSE DE TON CŒUR

Je te cherche et je crois que :

C’ est pas par la panse

Qu’on te met en transe

Et que ton cœur danse

Car si tu aimes faire bombance

Tu détestes qu’on te fasse pitance

Avec grande arrogance.

Tu aimes bien l’aisance

Mais tu n’as pas d’attirance

Pour l’appât de la finance

Utilisée sans élégance.

À cela tu préfères la souffrance

Qu’une indigne jouissance.

Mais qui parlerais de vengeance

Même privé de la chance

De fleurer ta fragrance

De frôler ton élégance

De palper ta prestance

De ressentir ton aisance.

Il n’y a point d’accoutumance

Il n’est question de déviance

Il n’y a point de nuisance

À se couler dans ton ambiance.

Se tenir à prudente distance

N’est que grande souffrance.

Il n’y a d’ordonnance

Au mal d’un cœur qui balance

Entre accepter ton appartenance

Ou partir en suicidaire errance

Subissant seul la nuisance

De son inutile indépendance.

Tu es à moi et je vois que :

Ta personne m’apparaît si dense

Que bien malgré moi je pense

Qu’il est vain que je me dépense

Il n’y a point d’évidence

Que je supporterai ta cadence

Qu’entre nous il y ait convergence

Que j’aurai éternelle patience

Que je supporterai la concurrence

Que j’accepterai l’affluence

Dont ton cœur est l’agence.

Je brûlerai ta magnificence

Si ta perverse innocence

M’amène à la démence.

Certes sous ta régence

Je subis une cure de jouvence,

Mais en ton absence

Je ne ressens plus d’effervescence.

Entre nous où est la connivence

De nos cœurs en confidence.

As-tu encore conscience

Que toute ma clémence

Devient pure imprudence.

Oui je souffre de la carence

De ta salutaire présence

Mais je me fais toujours violence

En dépit de mon appétence

D’en réduire la fréquence.

Prouve-moi que derrière l’apparence

Du comportement sans décence

Tu es la femme par excellence

Et je te reprends, par l’anse de ton cœur

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